imposteur

« Je ne mérite pas d’être ici. J’ai pas le niveau. Je suis bien moins bon que mes pairs. On va se rendre compte que je n’ai rien à faire ici. La supercherie va bientôt se faire jour ! » Même si tout le monde vous le répète, que des preuves tangibles le confirment, vous restés persuadés de n’être pas assez compétents pour le job qu’on vous a confié. Vous doutez en permanence. Ce type de pensées regroupées sous le vocable « syndrome de l’imposteur » forment un phénomène qui mine celles et ceux qui en sont victimes. Sans compter qu’il pousse au surmenage et génère parfois des conséquences très négatives sur la santé. Pourtant, même s’il semble souvent enraciné, on peut mieux comprendre d’où vient ce syndrome et peut-être même s’en débarrasser.

Notion Express <3min (gratuit) – Pourquoi je pense être un imposteur ?

Le syndrome de l’imposteur a fait l’objet de nombreuses recherches. Il en ressort que les personnes concernées semblent bien plus nombreuses qu’on ne l’imagine quand on en souffre. Et en fonction du type d’éducation que vous avez reçu, vous pouvez être davantage exposés au phénomène que la moyenne. Et oui, encore la faute de vos parents !

  • Les recherches montrent que les enfants qui ont grandi dans l’ombre d’un grand frère ou d’une grande sœur considéré(e) comme « l’intelligent » vont être poussé (consciemment ou pas) à tout faire pour démontrer qu’ils sont également intelligent, sans jamais considérer qu’ils y parviennent.
  • Une deuxième catégorie concerne les enfants systématiquement félicités quoiqu’ils faisaient. Même dans des matières, des disciplines ou des univers où ils n’étaient pas forcément doués. Résultat, ils doutent qu’une seule de ces félicitations aient été un jour véritable. Et vont en permanence rechercher de nouvelles validations extérieures.

Peut-être vous reconnaissez-vous dans une de ces deux catégories ? Si vous faites partie d’une minorité visible, vous avez généralement un petit bonus : les membres des minorités sont souvent plus sensibles à ce syndrome de l’imposteur dans des sociétés où elles sont globalement rabaissées.

Enfin, les hommes et les femmes concernés vont généralement réagir de manière différente. Face à un commentaire dont elle ne percevra que la dimension négative, une femme aura tendance à décupler d’efforts, à démultiplier ses doutes et son incertitude, qu’importe l’épuisement qui va avec. Un homme dans pareille situation va plutôt entrer en contact avec des pairs moins compétents, limiter les risques pris, pour « paraitre » compétent à moindre coût. L’évolution de carrière et la satisfaction au travail en ressortent impactés négativement. Alors, vous en êtes ?

Résumé de la notion à écouter ci-dessous

Notion Approfondie – 6 à 10min (sur abonnement) – Comment on repousse ce sentiment d’imposture ?

Si ces pensées autodestructrices peuvent être en partie combattues auprès de professionnels psychologues, et que les conséquences potentielles sur votre santé mentale peuvent vous encourager à en discuter avec un professionnel de santé, vous pouvez déjà réfléchir aux quelques conseils de base pour lutter contre le syndrome de l’imposteur. Pour les découvrir, ça se passe dans le module à suivre…  [Accéder au module – réservé aux abonnés]

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